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    Télémédecine : une réponse business aux déserts médicaux

    Face à la progression des déserts médicaux, les entreprises de la télémédecine transforment un problème de santé publique en marché en pleine expansion. La plateforme française Qare vient de franchir le cap des 10 millions de téléconsultations depuis sa création, dont la moitié réalisées par des patients situés dans des zones sous-dotées en médecins. Un signal fort pour tout un secteur qui structure son modèle économique autour de l’accès aux soins.

    Une France où l’accès à un médecin devient un enjeu économique

    Selon les chiffres 2024 de la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), environ 6,3 millions de Français, soit 9 % de la population, vivent dans une zone sous-dense en médecins généralistes. Ce chiffre grimpe à 15-16 millions si l’on intègre les zones à accessibilité seulement intermédiaire. Les délais d’attente illustrent ces écarts territoriaux : pour un ophtalmologiste, le délai médian atteint 29 jours à Paris, contre 71 jours dans les communes hors influence des pôles urbains et jusqu’à 97 jours dans les petits pôles ruraux.

    Conséquence directe pour les ménages comme pour les entreprises : selon une enquête de la Fédération hospitalière de France (FHF) publiée en janvier 2026, 81 % des Français déclarent avoir renoncé à consulter un professionnel de santé au cours des douze derniers mois. Un renoncement aux soins qui pèse sur la productivité et l’absentéisme des salariés, et qui pousse un nombre croissant d'employeurs à intégrer des solutions de télémédecine dans leurs avantages sociaux.

    Qare, illustration d’un modèle économique en pleine accélération

    Sur le seul début d’année 2026, Qare a réalisé un million de téléconsultations et accueilli 700 000 nouveaux patients, portant son total cumulé à 10 millions de consultations et 3,5 millions de patients accompagnés depuis sa création. La plateforme s’appuie sur 2 500 médecins salariés et revendique :

    • Une téléconsultation sur deux réalisée par un patient situé en zone sous-dotée en offre de soins ;
    • Une téléconsultation sur trois effectuée en dehors des horaires d’ouverture classiques des cabinets médicaux ;
    • Un objectif d’accompagner un Français sur cinq d’ici 2030, soit environ 13 millions de personnes ;
    • Le déploiement de programmes spécialisés (santé mentale, gestion du poids) qui suivent déjà 2 500 patients.

    La société s’inscrit dans le pacte de lutte contre les déserts médicaux, qui a identifié 151 zones prioritaires sur le territoire national.

    Un marché qui attire de plus en plus d’acteurs économiques

    Ce type de trajectoire n’est pas isolé : plusieurs plateformes de téléconsultation se positionnent aujourd’hui sur le même segment, avec des arguments similaires sur l’accès aux soins hors les murs. Pour les investisseurs comme pour les directions des ressources humaines, la télémédecine devient un secteur à part entière de l’économie de la santé, à mi-chemin entre technologie numérique et politique publique. Les entreprises du secteur misent sur la récurrence des besoins pour construire un modèle rentable, tout en répondant à une demande sociale pressante.

    Pour les employeurs, l’enjeu dépasse la seule image sociale : proposer un accès facilité à un médecin s’impose progressivement comme un critère de compétitivité, au même titre que d’autres politiques d’emploi et de formation destinées à limiter l’absentéisme et à fidéliser les équipes.

    Questions fréquentes

    Qu’est-ce qu’un désert médical selon la DREES ?

    La DREES définit les zones sous-denses à partir de l’indicateur APL (Accessibilité Potentielle Localisée), qui combine le nombre de médecins présents, la démographie locale, les temps de trajet et la disponibilité réelle des praticiens. Environ 6,3 millions de Français vivent dans une telle zone.

    La télémédecine peut-elle réellement compenser le manque de médecins ?

    Elle ne remplace pas une présence médicale physique mais permet de réduire les délais d’accès à une consultation, notamment en dehors des horaires classiques : un tiers des téléconsultations Qare ont lieu hors des horaires d’ouverture des cabinets.

    Pourquoi les entreprises s’intéressent-elles à ce marché ?

    Le renoncement aux soins (81 % des Français selon la FHF) a un impact direct sur l’absentéisme et la productivité, ce qui pousse employeurs et investisseurs à considérer l’accès facilité aux soins comme un enjeu économique à part entière.

    Sources

    Silvereco — Qare franchit les 10 millions de téléconsultations
    CartoSanté — Déserts médicaux en France : carte et état des lieux (données DREES)
    L’Essentiel de l’Éco — Déserts médicaux, enquête FHF

    Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

    Politique éditoriale et usage de l’intelligence artificielle