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    Stablecoins européens : la moitié des jetons autorisés désormais adossés à l’euro

    La cartographie des stablecoins européens a franchi un cap symbolique fin juin 2026 : 37 jetons de monnaie électronique, émis par 21 sociétés, sont désormais autorisés dans l’Espace économique européen sous le règlement MiCA — et la moitié d’entre eux sont adossés à l’euro. Un basculement qui change la donne pour les entreprises, alors que la clause de grand-père du règlement européen a définitivement pris fin le 1er juillet 2026, comme le rappelait déjà notre article sur ce qui a changé pour les entreprises utilisatrices de crypto.

    Un marché qui se structure autour de l’euro

    Longtemps dominé par des jetons adossés au dollar comme l’USDT ou l’USDC, le marché des stablecoins voit progressivement émerger une offre européenne crédible. Société Générale-FORGE, filiale d’actifs numériques du groupe bancaire, propose ainsi l’EURCV, un stablecoin en euros destiné en priorité aux entreprises et investisseurs professionnels. Circle, de son côté, a obtenu dès 2024 une licence d’établissement de monnaie électronique auprès de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution pour son jeton EURC. Plus récemment, c’est Revolut qui a annoncé le lancement de son propre stablecoin en euros, l’EURR, construit sur Ethereum.

    Cette diversification progressive répond à un besoin très concret exprimé par les entreprises : disposer d’un instrument de règlement rapide et peu coûteux, sans s’exposer à la volatilité du bitcoin ou de l’ether. Elle fait écho au mouvement plus large observé du côté des institutions, avec le pilote d’euro numérique mené par la BCE, auquel la banque BPCE a été associée côté français.

    Ce que ça change concrètement pour les entreprises

    Pour une PME ou une ETI qui règle des fournisseurs à l’étranger, un stablecoin adossé à l’euro et conforme à MiCA permet en théorie de fluidifier un paiement transfrontalier sans passer par les délais et les frais d’un virement SWIFT classique, tout en gardant une parité stable avec la monnaie de référence de sa comptabilité. C’est précisément l’un des arguments mis en avant par les acteurs européens de la régulation, qui y voient un moyen de reprendre la main sur un segment jusqu’ici largement dominé par des émetteurs américains — un enjeu de souveraineté financière déjà souligné dans notre article sur l’adhésion des entreprises européennes à la régulation crypto.

    Reste que l’adoption reste progressive : les directions financières doivent encore documenter leurs processus de réception et de preuve d’exécution, et adapter leur politique de trésorerie à ce nouveau type d’actif. Les experts du secteur recommandent une intégration prudente, jeton par jeton, en vérifiant systématiquement que l’émetteur dispose bien de son agrément MiCA avant toute utilisation en entreprise.

    Ce qu’il faut retenir

    • 37 stablecoins étaient autorisés en Europe au 30 juin 2026, émis par 21 sociétés différentes.
    • Environ la moitié de ces jetons sont désormais adossés à l’euro plutôt qu’au dollar.
    • Société Générale-FORGE (EURCV), Circle (EURC) et Revolut (EURR) figurent parmi les émetteurs actifs sur ce segment.
    • La clause de grand-père de MiCA a pris fin le 1er juillet 2026, rendant l’agrément obligatoire pour tout émetteur.
    • Les entreprises doivent encore adapter leurs process de trésorerie avant d’intégrer ces jetons à grande échelle.

    Questions fréquentes

    Qu’est-ce qu’un stablecoin adossé à l’euro ?

    C’est un jeton numérique dont la valeur est indexée sur l’euro, généralement garanti par des réserves équivalentes détenues par l’émetteur, et destiné à limiter la volatilité propre aux cryptomonnaies classiques.

    Pourquoi le nombre de stablecoins adossés à l’euro augmente-t-il en 2026 ?

    Parce que le règlement MiCA impose désormais un agrément obligatoire aux émetteurs, ce qui a poussé des acteurs bancaires et fintech européens à lancer leurs propres jetons conformes plutôt que de dépendre de stablecoins en dollars.

    Une entreprise peut-elle utiliser un stablecoin pour régler un fournisseur ?

    Oui, à condition que le jeton soit émis par un acteur agréé MiCA ; l’entreprise doit toutefois adapter sa documentation comptable et ses procédures de trésorerie avant de généraliser cet usage.

    Sources

    Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

    Politique éditoriale et usage de l’intelligence artificielle