Depuis le 1er mai 2026, l’accord UE-Mercosur s’applique à titre provisoire entre l’Union européenne et les quatre pays du bloc sud-américain (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay). Pour les entreprises françaises, notamment celles actives dans l’entreprise et l’industrie, ce texte change concrètement les règles du jeu à l’export : baisse des droits de douane, accès élargi à un marché de 270 millions de consommateurs, mais aussi nouvelles contraintes administratives à maîtriser.
Un accord entré en application depuis mai 2026
Signé par la Commission européenne le 17 janvier 2026 à Asunción, au Paraguay, l’accord de commerce intérimaire UE-Mercosur s’applique provisoirement depuis le 1er mai 2026, selon la direction générale des douanes françaises. Il couvre un ensemble économique pesant 2 700 milliards d’euros de PIB annuel et représentant, à lui seul, la sixième économie mondiale.
En 2024, les échanges commerciaux entre l’UE et le Mercosur avaient déjà atteint plus de 111 milliards d’euros, dont 55,2 milliards d’euros d’exportations européennes vers la région — plus de 80 % de ces flux transitant par le seul Brésil.
Des droits de douane en forte baisse
Le texte prévoit une élimination progressive, sur une période pouvant aller jusqu’à dix ans, de la grande majorité des droits de douane appliqués de part et d’autre :
- 91 % des droits de douane imposés par le Mercosur sur les produits européens seront supprimés
- 92 % des droits de douane européens sur les produits du Mercosur suivront le même chemin
- Les entreprises européennes pourraient économiser plus de 4 milliards d’euros par an en droits de douane, une fois l’accord pleinement déployé
Quels secteurs sont concernés
Les filières les plus directement visées par la baisse des barrières tarifaires sont l’automobile et les pièces détachées, les machines industrielles, la chimie et la pharmacie — des secteurs où la France dispose d’acteurs exportateurs de premier plan. Ce mouvement de recomposition des échanges s’inscrit dans un contexte plus large de diversification économique déjà à l’œuvre, comme l’illustre par exemple le ralentissement de l’économie chinoise malgré des exportations record, qui pousse de nombreux industriels européens à chercher de nouveaux débouchés.
Le développement des paiements transfrontaliers, à l’image du récent déploiement de Wero, le nouveau paiement européen, accompagne d’ailleurs cette dynamique en facilitant les transactions commerciales à l’échelle du continent.
Ce que cela signifie pour les entreprises françaises
Pour bénéficier du traitement tarifaire préférentiel, les entreprises devront démontrer le caractère « originaire » de leurs produits, conformément aux règles d’origine détaillées dans l’accord. Cela suppose de vérifier en amont le classement tarifaire de leurs marchandises et de disposer des justificatifs requis, sous peine de redressement douanier a posteriori.
Si les grands groupes industriels et agroalimentaires sont les premiers concernés, l’ouverture de marchés s’accompagne aussi d’une vigilance accrue côté agricole, certaines filières françaises redoutant une concurrence renforcée. Les fédérations professionnelles appellent les PME exportatrices à anticiper dès maintenant ces nouvelles règles, à l’image de ce qui se joue déjà pour le commerce de proximité confronté à ses propres mutations.
Questions fréquentes
Depuis quand l’accord UE-Mercosur s’applique-t-il ?
L’accord de commerce intérimaire s’applique à titre provisoire depuis le 1er mai 2026, après sa signature par la Commission européenne le 17 janvier 2026.
Quels sont les pays concernés par le Mercosur ?
Le Mercosur regroupe l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, pour une population totale d’environ 270 millions d’habitants.
Quels secteurs profitent le plus de la baisse des droits de douane ?
L’automobile et les pièces détachées, les machines industrielles, la chimie et la pharmacie figurent parmi les filières où la suppression des droits de douane est la plus significative.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale