La France conserve son rang de première destination européenne pour les investissements étrangers, selon les derniers chiffres publiés par les organismes de suivi de l’attractivité économique. Un maintien qui s’accompagne d’un signal moins commenté mais tout aussi structurant pour le tissu productif national : un nombre record d’entreprises françaises vendent désormais à l’étranger, preuve que le mouvement ne se limite pas aux capitaux qui entrent sur le territoire.
Un leadership européen qui tient, malgré un contexte tendu
Pour la septième année consécutive, la France arrive en tête des pays européens pour l’accueil des projets d’investissement direct étranger. En 2025, elle en a recensé 852, synonymes de près de 28 000 emplois, devant le Royaume-Uni (730 projets) et l’Allemagne (548). Une lecture plus large, intégrant notamment les points de vente, porte le décompte à 1 878 décisions d’investissement, à l’origine de la création ou du maintien de près de 48 000 emplois sur le territoire.
Les intentions pour l’année en cours confirment cette dynamique : interrogés sur leurs projets, 57 % des dirigeants d’entreprises étrangères disent envisager d’investir en France en 2026, et 38 % d’entre eux la considèrent comme le pays le plus attractif d’Europe, devant l’Allemagne et le Royaume-Uni, cités chacun à 31 %. Les infrastructures, la taille du marché intérieur et la qualification de la main-d’œuvre reviennent comme les atouts les plus fréquemment cités. Les secteurs les plus recherchés dessinent une carte assez nette : intelligence artificielle, énergie bas-carbone, défense, logistique et logiciel concentrent une bonne part des projets, un quart d’entre eux s’inscrivant dans les priorités affichées par le plan France 2030.
Côté export, un nombre record d’entreprises engagées
Le mouvement n’est pas à sens unique. La France comptait 154 300 entreprises exportatrices en 2025, contre 150 900 un an plus tôt, soit 3 400 opérateurs supplémentaires et un plus haut historique. Les exportations françaises ont progressé de 2,5 % en valeur sur l’année, à 614,7 milliards d’euros, tandis que les importations n’augmentaient que de 0,7 %, à 683,9 milliards d’euros. Résultat : le déficit commercial se resserre, passant de 79,3 à 69,2 milliards d’euros.
Sans surprise, l’Allemagne reste le premier partenaire commercial de la France. Hors Union européenne, les États-Unis continuent de jouer un rôle moteur, suivis par l’Italie et l’Espagne côté européen. Cette base élargie d’entreprises exportatrices, qui dépasse largement les seuls grands groupes, traduit un ancrage international plus profond des PME et des entreprises de taille intermédiaire françaises, un mouvement engagé depuis plusieurs années et que les chiffres 2025 viennent confirmer plutôt qu’inaugurer.
Deux dynamiques qui se répondent
Ces deux séries de chiffres, attractivité entrante et performance à l’export, ne mesurent pas la même chose mais racontent une histoire cohérente : celle d’une économie qui reste un point d’ancrage recherché par les investisseurs internationaux tout en voyant ses propres entreprises se projeter davantage à l’étranger. Les acteurs du financement, en particulier l’écosystème des jeunes pousses françaises, restent toutefois attentifs à la comparaison avec leurs voisins européens, où la France conserve une marge de progression. De même, certains secteurs plus exposés aux arbitrages d’investissement, comme l’immobilier logistique, montrent que cette dynamique globale reste inégale selon les filières.
À l’échelle des marchés extérieurs, les entreprises françaises doivent aussi composer avec des évolutions réglementaires qui redessinent certains débouchés, à l’image de l’ouverture progressive de nouveaux marchés d’exportation négociée au niveau européen. Ce sont ces recompositions, plus que les grands équilibres macroéconomiques, qui détermineront lesquelles des PME nouvellement exportatrices consolideront durablement leur présence à l’international.
Ce qu’il faut distinguer
- Un fait établi : la France reste, sur la base des chiffres 2025, la première destination européenne pour les projets d’investissement étranger.
- Une tendance mesurée : le nombre d’entreprises exportatrices françaises a atteint un niveau record en 2025, avec un déficit commercial qui se réduit.
- Une projection déclarative : les 57 % de dirigeants étrangers se disant prêts à investir en France en 2026 relèvent d’une enquête d’intentions, non d’un engagement chiffré et vérifiable a posteriori.
Questions fréquentes
La France est-elle toujours la première destination européenne pour les investissements étrangers ?
Oui, selon les derniers classements disponibles, elle occupe ce rang pour la septième année consécutive, devant le Royaume-Uni et l’Allemagne en nombre de projets recensés en 2025.
Combien d’entreprises françaises exportent aujourd’hui ?
Le pays comptait 154 300 entreprises exportatrices en 2025, un niveau record, en hausse de 3 400 unités par rapport à 2024.
Le déficit commercial français se réduit-il vraiment ?
Les chiffres 2025 montrent un déficit ramené à 69,2 milliards d’euros contre 79,3 milliards en 2024, porté par une hausse des exportations plus rapide que celle des importations.
Sources
- Baromètre de l’Attractivité de la France 2026 — EY
- Commerce extérieur 2025 : une amélioration confirmée — France Diplomatie
- Attractivité : la France garde le cap auprès des investisseurs étrangers — Bpifrance
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale