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    Bricolage et jardin : le marché français amorce une stabilisation

    Après deux années de repli marqué, le marché français du bricolage et du jardin amorce un mouvement de stabilisation. Selon une étude NielsenIQ présentée par l’analyste Guillaume Mulleret, le secteur a reculé de 2,7 % en 2025, un recul deux fois moindre que celui enregistré l’année précédente. Une inflexion qui intéresse au premier chef les enseignes spécialisées, les grandes surfaces de bricolage (GSB) et les jardineries, à l’heure où elles préparent leurs arbitrages budgétaires pour 2026.

    Un repli qui s’atténue après une chute de 6 % en 2024

    Le bricolage reste le segment le plus touché, avec un chiffre d’affaires de 24,2 milliards d’euros en 2025, en baisse de 3,2 %. Le rythme du décrochage ralentit toutefois nettement : en 2024, la baisse avait atteint 6 %. Le jardin, de son côté, limite la casse avec un repli de seulement 1,1 %, pour un marché évalué à 8,3 milliards d’euros. Au total, le marché mesuré par NielsenIQ pèse 32,5 milliards d’euros. Pour 2026, l’étude anticipe un marché « voisin de zéro », c’est-à-dire une quasi-stagnation, après plusieurs exercices consécutifs de contraction. Pour les directions financières du secteur, cette accalmie relative reste fragile : elle repose surtout sur un ralentissement du recul plutôt que sur une reprise de la demande.

    Le commerce en ligne accélère, les enseignes traditionnelles resserrent leurs positions

    Signe d’une consommation qui se réorganise plutôt qu’elle ne s’effondre, les ventes en ligne du secteur ont progressé de 8,9 % en 2025. L’outillage électroportatif réalise déjà 40,1 % de ses ventes sur internet en France, contre 50 % en Allemagne, ce qui laisse encore une marge de rattrapage pour les distributeurs hexagonaux. La peinture et les traitements muraux, en revanche, restent très ancrés dans le commerce physique : seulement 11 % des ventes s’y font en ligne, contre 22 % au Royaume-Uni, un écart qui traduit des habitudes d’achat encore très liées au conseil en magasin.

    Côté circuits de distribution, les grandes surfaces de bricolage conservent 62 % du chiffre d’affaires du segment bricolage, malgré un repli de 2,9 %. Les grandes surfaces alimentaires et les pure players, qui pèsent 32 % du marché, encaissent un recul plus marqué de 5,6 %. Sur le segment jardin, les jardineries et le libre-service agricole (LISA) limitent leur baisse à 0,6 %, quand l’e-commerce et la grande distribution alimentaire progressent de 5,5 %.

    Les marques de distributeur, valeur refuge pour les enseignes

    Dans un contexte de pouvoir d’achat contraint, les marques de distributeur gagnent du terrain sur les deux segments :

    • 34,7 % de parts de marché sur le jardin, soit 1,7 point de plus qu’en 2023 ;
    • 41,4 % sur le bricolage, en progression de 0,6 point sur la même période.

    Cette montée en puissance traduit un arbitrage budgétaire des ménages, mais aussi une stratégie assumée des enseignes pour préserver leurs marges face à la baisse des volumes. Ces évolutions concernent directement les acteurs de la consommation et de la distribution installés sur le territoire, qui doivent revoir leurs assortiments pour conjuguer prix d’appel et fidélisation.

    Quelles perspectives pour les entreprises du secteur ?

    Pour les fabricants et distributeurs, l’enjeu des prochains mois se déplace du volume vers la valeur : consolider les marges, accélérer la bascule numérique et défendre les positions sur les circuits qui résistent le mieux, comme les jardineries. Cette séquence s’inscrit dans un climat plus large où les entreprises françaises surveillent de près l’évolution de leur activité économique et ajustent leurs investissements en conséquence. Plusieurs acteurs de l’écosystème entrepreneurial du secteur habitat-jardin misent désormais sur la fidélisation et les services associés — livraison, pose, conseil personnalisé — pour compenser un marché encore convalescent. Les artisans et indépendants du secteur, souvent fournisseurs ou partenaires des grandes enseignes, devraient eux aussi bénéficier indirectement de cette stabilisation si elle se confirme sur la durée.

    Questions fréquentes

    Le marché du bricolage va-t-il repartir à la hausse en 2026 ?

    Les prévisions de NielsenIQ tablent sur une stabilisation plutôt qu’une reprise franche, avec une évolution proche de zéro après plusieurs années de baisse consécutives.

    Pourquoi le segment jardin résiste-t-il mieux que le bricolage ?

    Le jardin affiche un repli plus limité (-1,1 % contre -3,2 % pour le bricolage) et s’appuie sur des circuits spécialisés, les jardineries, dont la baisse reste contenue à 0,6 %.

    Les enseignes physiques sont-elles menacées par le e-commerce ?

    Pas de bascule majeure à ce stade : les grandes surfaces de bricolage conservent 62 % du chiffre d’affaires du segment, mais la progression des ventes en ligne (+8,9 % en 2025) illustre un rééquilibrage progressif des habitudes d’achat.

    Sources

    Zepros HabitatUnivers Habitat

    Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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