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    Deeptech française : l’État mobilise 13 milliards d’euros pour soutenir les start-up

    La deeptech française continue d’attirer les capitaux, mais l’État juge le rythme encore insuffisant face à la concurrence internationale. Le 19 juin 2026, le ministre délégué chargé de l’Industrie et de l’Énergie, Roland Lescure, a annoncé le lancement de Tibi 3, un dispositif destiné à mobiliser 13 milliards d’euros supplémentaires auprès des investisseurs institutionnels, dont la moitié fléchée vers les start-up technologiques de rupture.

    Un écosystème qui pèse déjà 50 000 emplois

    Selon les chiffres de Bpifrance, les start-up deeptech françaises ont levé 4,1 milliards d’euros en 2025, contre 2,8 milliards d’euros en 2024. Mistral AI a capté à elle seule 1,7 milliard d’euros de ce total, le reste de l’écosystème se partageant 2,4 milliards d’euros. La France compte désormais 2 830 start-up deeptech recensées, dont 410 créées en 2025 — contre 385 en 2024 et seulement 207 en 2019. Bpifrance vise environ 500 créations annuelles d’ici 2030.

    Cet ensemble représente aujourd’hui 50 000 emplois directs et 5,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulé. En 2025, 27 sorties (rachats ou entrées en Bourse) ont été enregistrées, signe que certaines de ces jeunes pousses atteignent une taille critique.

    Tibi 3 : pourquoi l’État remet 13 milliards d’euros sur la table

    Le dispositif Tibi, lancé en 2020 pour inciter les investisseurs institutionnels français (assureurs, caisses de retraite) à financer la tech nationale, avait déjà mobilisé près de 16 milliards d’euros sur ses deux premières phases. Au 31 mars 2026, 176 fonds étaient labellisés Tibi. Avec Tibi 3, l’objectif affiché est d’atteindre 15 milliards d’euros mobilisés d’ici fin 2026, avec une règle claire : la moitié de l’enveloppe doit financer des secteurs jugés stratégiques, parmi lesquels :

    • l’intelligence artificielle
    • l’informatique quantique
    • la biotechnologie
    • le spatial

    L’enjeu n’est pas seulement le montant levé, mais sa taille unitaire : les investisseurs institutionnels sont les seuls capables d’alimenter des tours de table de plusieurs centaines de millions d’euros, nécessaires pour qu’une entreprise construise une usine, un supercalculateur ou un satellite sans devoir se vendre à un acteur étranger dès la phase de croissance.

    Ce que cela change pour les entreprises concernées

    Pour une PME ou une start-up positionnée sur l’intelligence artificielle en entreprise, l’arrivée de ces nouveaux fonds labellisés Tibi élargit mécaniquement le nombre d’investisseurs potentiels à solliciter, notamment pour les levées de série B et C, historiquement le point faible du financement français. Le même raisonnement s’applique aux acteurs de l’informatique quantique, secteur capitalistique où les cycles de développement sont longs avant toute commercialisation.

    Cette mobilisation de capitaux domestiques s’inscrit aussi dans la question plus large de l’attractivité de la France pour les investissements : moins une entreprise deeptech dépend de fonds étrangers pour grandir, plus elle a de chances de maintenir son siège, sa propriété intellectuelle et ses emplois sur le territoire national.

    Reste une incertitude : Bpifrance n’a pas encore publié de chiffre consolidé sur les levées de fonds deeptech pour l’année 2026 en cours. C’est précisément ce chiffre, attendu dans les prochains mois, qui dira si Tibi 3 a produit ses effets.

    Questions fréquentes

    Qu’est-ce que le dispositif Tibi ?

    Lancé en 2020, Tibi incite les investisseurs institutionnels français (assureurs, caisses de retraite) à placer une partie de leurs actifs dans des fonds qui financent les start-up technologiques françaises, afin de réduire leur dépendance aux capitaux étrangers.

    Quels secteurs sont prioritaires dans Tibi 3 ?

    La moitié de l’enveloppe Tibi 3 est fléchée vers la deeptech : intelligence artificielle, informatique quantique, biotechnologie et spatial, selon l’annonce du ministère délégué à l’Industrie et à l’Énergie.

    Combien d'emplois représente la deeptech française aujourd’hui ?

    Selon Bpifrance, les 2 830 start-up deeptech recensées en France employaient 50 000 personnes et généraient 5,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulé en 2025.

    Sources

    Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

    Politique éditoriale et usage de l’intelligence artificielle