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    Deeptech : la France mise 13 milliards d’euros sur la robotique et le quantique

    La promotion 2026 du programme French Tech Next40/120, dévoilée à la mi-juin, confirme un basculement profond de l’écosystème français de l’innovation : pour la première fois, les entreprises de deeptech — robotique, quantique, intelligence artificielle, biotech, spatial — représentent 38 % du Next40, détrônant les modèles logiciels classiques qui dominaient jusqu’ici les classements. Un basculement que l’État a choisi d’accompagner par un effort de financement inédit, avec le lancement de la troisième phase de l’initiative Tibi.

    Un Next40/120 dominé par l’industrie physique

    Contrairement aux éditions précédentes, la sélection des 120 entreprises de la promotion 2026 ne repose plus uniquement sur des critères financiers comme les levées de fonds. Le gouvernement a introduit un critère de contribution technologique et économique, favorisant les sociétés qui produisent réellement en France. Résultat : des acteurs du quantique comme Alice & Bob, Pasqal ou Quobly côtoient désormais des spécialistes de la robotique industrielle comme Wandercraft, aux côtés de poids lourds de l’IA tels que Mistral AI. Au total, les 120 entreprises retenues affichent 11,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulé, en croissance moyenne de 31 % sur un an, et plusieurs dizaines de sites industriels sont désormais ancrés sur le territoire français.

    Pour de nombreuses PME et ETI françaises, ce virage n’est pas anodin : il signale aux investisseurs et aux donneurs d’ordres que la valeur ajoutée technologique et la capacité de production locale pèsent désormais autant que la croissance des revenus dans l’appréciation d’une entreprise innovante.

    Tibi 3 : 13 milliards d’euros pour irriguer les deeptech

    Ce mouvement s’accompagne d’un effort financier public sans précédent. Lancée à VivaTech, la troisième phase de l’initiative Tibi mobilise 13 milliards d’euros auprès d’investisseurs institutionnels, avec un objectif de 15 milliards d’ici la fin de l’année. Fait notable, la moitié de cette enveloppe sera fléchée en priorité vers les entreprises de deeptech, en particulier dans l’intelligence artificielle, le quantique, la biotechnologie et les technologies spatiales.

    Six nouveaux partenaires institutionnels — dont la SNCF, la RATP, MBDA, Naval Group et Eutelsat — ont rejoint le dispositif, aux côtés des assureurs et gestionnaires d’actifs déjà engagés depuis 2019. Depuis son lancement, l’initiative Tibi aura mobilisé près de 31 milliards d’euros en faveur de la souveraineté économique et technologique française. Pour les entreprises du secteur, cet afflux de capitaux institutionnels vise à combler un déficit structurel : les deeptech françaises peinent historiquement à trouver, une fois passée l’étape de l’amorçage, les tickets de plusieurs dizaines ou centaines de millions d’euros nécessaires pour industrialiser et passer à l’échelle mondiale, faute d’un écosystème de capital-risque aussi profond qu’aux États-Unis.

    Une bascule qui redessine les priorités d’investissement

    Sur le terrain, cette stratégie se traduit déjà par des choix concrets. Les fonds spécialisés réorientent une part croissante de leurs investissements vers les technologies jugées stratégiques pour la souveraineté nationale, au détriment parfois de modèles SaaS plus rentables à court terme mais jugés moins différenciants. Pour les entreprises industrielles et les acteurs du numérique qui cherchent des partenaires technologiques ou des fournisseurs de solutions robotiques et quantiques, cette dynamique élargit sensiblement l’offre française disponible, avec des sociétés désormais capables de produire à plus grande échelle sur le territoire.

    Reste que la compétition internationale demeure féroce : les montants mobilisés par la France, bien qu’inédits à l’échelle nationale, restent inférieurs à ceux déployés par les grands fonds américains ou asiatiques sur les mêmes segments technologiques. La capacité des entreprises françaises à transformer ces financements en champions industriels durables sera déterminante pour la suite.

    • 38 % du Next40 désormais composé d’entreprises deeptech
    • 11,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulé pour les 120 entreprises sélectionnées
    • 13 milliards d’euros mobilisés via Tibi 3, dont la moitié dédiée à la deeptech
    • Six nouveaux investisseurs institutionnels engagés dans le dispositif

    Questions fréquentes

    Qu’est-ce que le programme French Tech Next40/120 ?

    Il s’agit d’un classement annuel piloté par l’État qui distingue les 120 entreprises technologiques françaises les plus prometteuses, sur la base de critères financiers et, depuis 2026, de leur contribution technologique et industrielle au territoire.

    À quoi sert l’initiative Tibi 3 pour les entreprises ?

    Elle vise à mobiliser l’épargne d’investisseurs institutionnels français pour financer le passage à l’échelle des entreprises technologiques, notamment en deeptech, afin de réduire leur dépendance aux capitaux étrangers lors des levées de fonds importantes.

    Pourquoi la deeptech prend-elle le pas sur les modèles logiciels classiques ?

    Les pouvoirs publics et une partie des investisseurs considèrent que les technologies matérielles stratégiques (quantique, robotique, spatial, biotech) offrent un avantage compétitif et une souveraineté plus durables que les seuls modèles logiciels, plus facilement réplicables par la concurrence internationale.

    Sources

    Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

    Politique éditoriale et usage de l’intelligence artificielle