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    Spatial : comment les entreprises françaises passent à l’offensive sur le New Space

    Entre contrats internationaux, nouveaux sites industriels et soutien massif de l’État, les entreprises françaises du secteur spatial affichent une dynamique particulièrement soutenue cet été. Illustration à Toulouse, où le New Space français passe à l’offensive commerciale et industrielle, porté à la fois par des acteurs historiques et par une nouvelle génération de PME.

    Actia Aerospace mise 8 millions d’euros sur un nouveau site

    À Toulouse-La Ramée, la division spatiale du groupe Actia investit 8 millions d’euros dans l’ouverture d’un nouveau site industriel de 2 200 m², dont la mise en service opérationnelle est attendue pour août 2026. Le projet doit permettre une trentaine de recrutements de techniciens et d’ingénieurs.

    Cette expansion s’appuie sur des résultats en forte progression : au premier trimestre 2026, la division a réalisé 19,4 millions d’euros de ventes, en hausse de 22,3 % sur un an. Le chiffre d’affaires 2025 s’élevait à 81,7 millions d’euros, avec un objectif affiché de 100 millions d’euros à l’horizon 2030.

    Deux contrats structurants accompagnent cette dynamique : la conception et le déploiement de deux infrastructures du segment sol pour le satellite ARABSAT-7A de l’opérateur saoudien Arabsat, ainsi que la fourniture d’équipements embarqués pour le programme de constellation OneWeb d’Eutelsat. Fondée en janvier 2024, la division Actia Aerospace emploie désormais 300 collaborateurs répartis sur quatre sites (Toulouse, Colomiers, Martres-Tolosane, Dinard) et revendique plus de trente clients actifs.

    L’État mise 1,5 milliard d’euros sur le « New Space »

    Cette accélération d’un acteur industriel s’inscrit dans une stratégie nationale de plus grande ampleur. Dans le cadre de France 2030, l’État a alloué 1,5 milliard d’euros à 182 projets lauréats du secteur spatial, dont les deux tiers des financements sont fléchés vers les acteurs émergents du « New Space » plutôt que vers les seuls grands groupes historiques.

    La stratégie repose sur cinq axes : garantir un accès autonome à l’espace pour l’Europe, renforcer la position française sur les constellations de satellites, occuper des positions sur les nouveaux marchés d’usage, soutenir la recherche et l’innovation, et favoriser les applications à usages multiples. Parmi les objectifs mesurables fixés à l’horizon 2030 figurent la mise en service d’un premier micro-lanceur français, plus de dix nouveaux services proposés via des constellations opérationnelles, et plus de 200 entités publiques et privées utilisatrices de données spatiales.

    Un écosystème à deux vitesses

    La filière spatiale française continue de s’appuyer sur ses géants industriels — Airbus Defence and Space, Thales Alenia Space, ArianeGroup — tout en voyant se développer un tissu croissant de start-up et de PME spécialisées, à l’image d’Actia Aerospace. Cette combinaison entre expertise établie et innovation entrepreneuriale est présentée par les acteurs du secteur comme un facteur clé de compétitivité face à la concurrence internationale, notamment américaine, sur le marché en pleine expansion des constellations de satellites et des services associés.

    Pour les entreprises françaises, l’enjeu dépasse la seule question industrielle : la commande publique et les partenariats internationaux, à l’image des contrats obtenus par Actia Aerospace auprès d’opérateurs étrangers, deviennent des leviers déterminants de croissance et de visibilité à l’international.

    Cette dynamique confirme une tendance de fond observée dans plusieurs secteurs de pointe : les investissements publics massifs, combinés à l’agilité de PME innovantes, permettent à la France de conserver une place de choix dans des marchés technologiques mondialisés, avec des retombées concrètes sur l’économie régionale et l'emploi qualifié.

    Questions fréquentes

    Combien la France investit-elle dans le secteur spatial via France 2030 ?

    France 2030 a alloué 1,5 milliard d’euros à 182 projets lauréats du secteur spatial, dont les deux tiers sont destinés à soutenir les acteurs émergents du New Space.

    Quels contrats a obtenus Actia Aerospace ?

    L’entreprise toulousaine a signé un contrat avec l’opérateur saoudien Arabsat pour le segment sol du satellite ARABSAT-7A, ainsi qu’un contrat de fourniture d’équipements embarqués pour le programme OneWeb d’Eutelsat.

    Quels sont les objectifs de la France dans le spatial d’ici 2030 ?

    Parmi les cibles fixées : la mise en service d’un premier micro-lanceur français en 2027, plus de dix nouveaux services via des constellations opérationnelles, et plus de 200 entités utilisatrices de données spatiales.

    Sources

    Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

    Politique éditoriale et usage de l’intelligence artificielle