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    Recrutement et formation en France : le double resserrement qui inquiète les entreprises

    Le marché du recrutement en France traverse une phase de resserrement qui touche à la fois le volume d’offres et les moyens consacrés à la formation des salariés. Deux mouvements, en apparence distincts, se nourrissent l’un l’autre et pèsent directement sur les choix des entreprises en matière d'embauche et de montée en compétences.

    Moins d’offres, et de moins en moins de CDI

    Selon l’étude publiée le 1er octobre 2026 par Indeed Hiring Lab, le volume des offres d'emploi en France a reculé de 16,6 % sur douze mois, à fin septembre 2026. La baisse se modère toutefois par rapport à l’année précédente, où elle atteignait 20 % sur la même période. Autre signal révélateur : la part des CDI parmi les offres d'employeurs directs, hors intérim, est passée de 78 % à 75 % entre janvier-août 2024 et la même période de 2026.

    • Croissance des salaires affichés limitée à 1,7 % en août 2026, contre une inflation de 2,6 %.
    • Indice national des offres à 90,12, base 100 au 1er février 2020.
    • Des secteurs comme le BTP et le numérique restent sous tension malgré le ralentissement général.

    Le budget de la formation professionnelle sous pression

    Ce ralentissement du recrutement coïncide avec une contraction sensible des crédits publics consacrés à la formation professionnelle et à l’apprentissage. Le projet de loi de finances 2026 prévoit des autorisations d’engagement en baisse de 8,6 % (11,98 milliards d’euros) et des crédits de paiement en recul de 9,3 % (11,72 milliards d’euros) pour la mission concernée.

    • Apprentissage : de 6,88 à 5,51 milliards d’euros entre 2024 et 2026, soit -20 %.
    • Formation des demandeurs d'emploi : de 2,24 à 1,87 milliard d’euros, soit -17 %.
    • Subventions aux opérateurs de formation : de 3,26 à 2,66 milliards d’euros, soit -18 %.
    • Au total, la mission passe de 13,42 à 11,16 milliards d’euros sur la période, soit -17 %.

    Parmi les mesures d’économie identifiées : la suppression de l’aide au permis pour les apprentis (-35 millions d’euros), la fin du financement des bilans de compétences via le CPF (-90 millions d’euros) et la révision des niveaux de prise en charge (NPEC) des contrats d’apprentissage, pour -620 millions d’euros.

    Quelles conséquences concrètes pour les entreprises

    Pour les directions des ressources humaines, ce double mouvement change la donne : recruter devient plus sélectif, tandis que financer la montée en compétences en interne devient plus coûteux, les aides publiques se réduisant. Les tensions persistantes sur certains métiers, combinées à une offre de formation subventionnée plus restreinte, obligent nombre d’entreprises à revoir leurs arbitrages budgétaires, notamment sur les postes liés à l’économie et la gestion financière de la masse salariale. Le phénomène touche aussi les jeunes actifs : le recul de l’alternance accentue les difficultés d’insertion pour une partie d’entre eux, alors même que certains employeurs peinent à pourvoir leurs postes, comme le montre la situation des dispositifs d'emploi dédiés aux travailleurs handicapés. La digitalisation des parcours, portée notamment par les outils liés au numérique, apparaît comme une piste pour absorber une partie de ces contraintes budgétaires.

    Questions fréquentes

    Pourquoi les offres d'emploi reculent-elles en France en 2026 ?

    Le ralentissement reflète un marché du travail plus prudent : les employeurs ouvrent moins de postes qu’en 2024-2025, tout en maintenant une proportion croissante de contrats autres que le CDI, selon les données d’Indeed Hiring Lab.

    La baisse du budget formation touche-t-elle toutes les entreprises ?

    Les coupes du PLF 2026 concernent surtout les dispositifs publics et subventionnés (apprentissage, CPF, formation des demandeurs d'emploi). Les budgets internes de formation des entreprises, financés sur fonds propres, ne sont pas directement concernés mais peuvent être sollicités davantage en compensation.

    Quels secteurs restent malgré tout en tension de recrutement ?

    Le bâtiment et le numérique continuent d’afficher des difficultés de recrutement significatives, de même que certains métiers de la santé, malgré le ralentissement global du marché de l'emploi.

    Sources

    Inside Linkers — Marché de l'emploi 2026 : la baisse des offres
    Isidoreo Solutions — Analyse du PLF 2026, formation professionnelle

    Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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