La rentrée 2026 n’apporte pas qu’un nouveau calendrier scolaire : elle marque aussi l’entrée en vigueur d’une série de règles qui touchent directement les entreprises françaises. Dès le 1er septembre 2026, employeurs et salariés doivent composer avec de nouvelles obligations, allant de la durée des arrêts de travail à la cybersécurité, en passant par les aides à l’achat de véhicules électriques. Tour d’horizon des changements qui, sans faire la une, vont pourtant peser sur le quotidien de nombreuses structures.
Arrêts de travail : une durée de prescription désormais plafonnée
Parmi les mesures les plus concrètes pour les employeurs, la durée de prescription des arrêts de travail est encadrée à compter du 1er septembre 2026 : trente et un jours maximum pour une première prescription, et soixante-deux jours en cas de prolongation. L’objectif affiché par les pouvoirs publics est de mieux suivre les arrêts longs, qui représentent un poste de coût croissant pour les entreprises françaises, comme le confirmait déjà notre analyse sur l’absentéisme et le coût des arrêts longs pour les employeurs.
Cybersécurité : la directive NIS 2 resserre les obligations
Deuxième chantier de cette rentrée : le renforcement des exigences de cybersécurité issues de la directive européenne NIS 2, qui élargit le nombre d’entreprises soumises à des obligations de sécurisation de leurs systèmes d’information. Un contexte qui résonne avec l’actualité récente, notamment après le piratage de la DGFiP qui a exposé des données fiscales d’entreprises. De plus en plus de structures s’appuient d’ailleurs sur l’intelligence artificielle pour renforcer leur défense, une tendance détaillée dans notre article sur l’IA au service de la cybersécurité des entreprises françaises.
Véhicules électriques : de nouveaux coups de pouce pour les professionnels
Le volet mobilité n’est pas en reste. L’achat ou la location d’un véhicule électrique d’occasion auprès d’un professionnel devient éligible à la prime CEE, avec des dispositifs spécifiques pour faciliter l’accès à l’électrique pour les aides à domicile et les artisans taxis. Une manière, pour les pouvoirs publics, d’élargir le verdissement des flottes professionnelles au-delà des seules grandes entreprises.
Facturation électronique : le compte à rebours se poursuit
Ces nouveautés s’ajoutent à un chantier déjà engagé : celui de la facturation électronique, obligatoire pour les grandes entreprises et les ETI dès le 1er septembre 2026, comme nous l’expliquions dans notre article sur la facturation électronique obligatoire pour les entreprises. Les PME et micro-entreprises bénéficient d’un délai supplémentaire, avec une bascule prévue au 1er septembre 2027.
Ce que ces mesures changent concrètement
- Un suivi resserré des arrêts de travail longs, avec des durées de prescription plafonnées.
- Un périmètre élargi d’entreprises soumises à des obligations de cybersécurité renforcées.
- De nouvelles aides à l’électrification des flottes pour les professionnels et indépendants.
- La poursuite du calendrier de la facturation électronique obligatoire, entreprise par entreprise.
Questions fréquentes
Toutes les entreprises sont-elles concernées par ces changements au 1er septembre 2026 ?
Non : certaines mesures, comme la facturation électronique, s’appliquent d’abord aux grandes entreprises et ETI, avant de concerner les PME et micro-entreprises en 2027. D’autres, comme l’encadrement des arrêts de travail ou la cybersécurité, ont une portée plus large.
Pourquoi la durée des arrêts de travail est-elle désormais plafonnée ?
L’objectif est de mieux encadrer le suivi médical des arrêts longs, qui pèsent de plus en plus sur les entreprises, tout en imposant un réexamen régulier de la situation du salarié au-delà des seuils fixés.
Qu’apporte concrètement la directive NIS 2 aux entreprises françaises ?
Elle élargit le champ des entreprises tenues de sécuriser leurs systèmes d’information et de déclarer les incidents, dans un contexte où les cyberattaques visant des structures publiques et privées se multiplient.
Sources
Urssaf.fr —
economie.gouv.fr —
info.gouv.fr
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale