L’économie du bien-être n’est plus un marché de niche réservé aux spas et aux salles de sport : c’est devenu, à l’échelle mondiale, l’un des secteurs économiques les plus dynamiques de la décennie. Selon les dernières données du Global Wellness Institute, ce marché a atteint un niveau record de 6 800 milliards de dollars en 2024 — davantage que le tourisme mondial, l’économie verte ou les technologies de l’information pris séparément. Pour les entreprises françaises, cette bascule ouvre des perspectives concrètes, bien au-delà du seul secteur de la beauté.
Un secteur qui grandit plus vite que le PIB mondial
D’après les projections du Global Wellness Institute, l’économie du bien-être devrait atteindre 9 800 milliards de dollars d’ici 2029, portée par une croissance annuelle moyenne de 7,6 % — un rythme supérieur à celui de la croissance économique mondiale. Ce basculement s’explique par plusieurs moteurs de fond : le vieillissement démographique, la quête de prévention plutôt que de soin, et la généralisation du coaching en ligne et des applications de suivi santé.
Certains segments affichent des taux de croissance particulièrement marqués sur les cinq prochaines années : l’immobilier de bien-être (+15,2 % par an), la médecine traditionnelle et complémentaire (+10,8 %), le bien-être mental (+10,1 %) ou encore le thermalisme, dont la dynamique profite aussi aux acteurs français, comme le montre l’essor du thermalisme et de la thalassothérapie tricolores.
La France, un marché de plus de 30 milliards d’euros
À l’échelle nationale, le cabinet d’études Xerfi évalue le marché français du bien-être, au sens large, à plus de 30 milliards d’euros en 2026, avec une croissance annuelle moyenne comprise entre 5 et 7 % depuis plusieurs années. Un dynamisme qui attire aussi les investisseurs vers des secteurs connexes, à l’image de l’économie du sport et des clubs de fitness, désormais perçus comme des relais de croissance à part entière.
La demande évolue toutefois en profondeur : les clients attendent des offres plus médicalisées, intégrant prévention, accompagnement santé et expériences personnalisées. Le secteur ne se limite plus à la détente ponctuelle ; il se structure autour de parcours de santé au long cours, portés aussi bien par des acteurs privés que par des professionnels de santé.
Millennials, Gen Z et clientèle internationale : de nouveaux relais de croissance
Si les seniors restent un segment essentiel du marché du bien-être, les nouveaux relais de croissance se jouent ailleurs. Les Millennials et la génération Z imposent leurs propres codes — expériences courtes, digitales, personnalisées — tandis qu’une clientèle internationale, séduite par l’image premium du savoir-faire français, ouvre de nouvelles perspectives à l’export. Le tourisme de bien-être en particulier profite de cet engouement, un mouvement que suivent de près les agences de voyages françaises, en pleine recomposition face à la concurrence des plateformes en ligne.
Cette quête de sens et de qualité de vie rejoint d’ailleurs une tendance de fond déjà observée chez les sociétés à mission, dont le modèle économique responsable séduit une clientèle en quête de cohérence entre ses achats et ses valeurs.
Quelles opportunités pour les entreprises françaises ?
Pour les PME et ETI françaises, l’enjeu n’est plus seulement de suivre la tendance du bien-être, mais de s’y positionner durablement : immobilier dédié, offres de médecine douce, applications de suivi personnalisé, ou encore produits premium exportables vers une clientèle internationale en quête d’authenticité. Le savoir-faire français, historiquement associé au thermalisme, à la gastronomie et à l’art de vivre, dispose d’un avantage comparatif réel dans cette bascule mondiale — à condition de structurer une offre lisible et différenciante.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que l’« économie du bien-être » recouvre exactement ?
Elle englobe un ensemble très large de secteurs : nutrition et alimentation saine, activité physique, bien-être mental, médecines complémentaires, immobilier de bien-être, tourisme de bien-être et thermalisme, entre autres.
Pourquoi ce marché croît-il plus vite que le PIB mondial ?
Parce qu’il est porté par des tendances de fond durables — vieillissement démographique, quête de prévention, digitalisation des services de santé — plutôt que par un simple effet de mode.
Quels segments sont les plus porteurs pour les entreprises françaises ?
Selon les projections sectorielles, l’immobilier de bien-être, la médecine complémentaire, le bien-être mental et le tourisme de bien-être figurent parmi les segments à la croissance la plus rapide sur les cinq prochaines années.
Sources
- Décryptage des chiffres clés de l’économie mondiale du bien-être
- Le marché du bien-être en France en 2026 : chiffres clés
- Xerfi — Études sur le secteur bien-être et beauté
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale