En 2026, le sport en entreprise n’est plus un simple avantage périphérique : c’est devenu un critère de plus en plus scruté par les salariés, et un argument économique que les directions ont désormais du mal à ignorer. Une nouvelle étude internationale révèle un décalage marqué entre ce que les employés attendent en matière de santé au travail et ce que les entreprises françaises proposent réellement.
Un fossé entre les attentes des salariés et l’offre des employeurs
Selon l’étude Future Fit Employer 2026, menée par YouGov pour Wellpass auprès d’environ 3 000 actifs en France, en Allemagne et aux États-Unis, 87 % des salariés français redoutent un impact négatif durable de leur travail sur leur santé, et 71 % jugent leur quotidien professionnel trop sédentaire. Pourtant, seuls 26 % se disent satisfaits des ressources de santé et de bien-être mises à disposition par leur employeur. Le même baromètre montre que 87 % des salariés associent une offre sportive d’entreprise à un véritable souci de leur bien-être — mais 63 % estiment que leur propre entreprise ne s’en préoccupe pas assez.
Ce que le sport rapporte vraiment à l’entreprise
Au-delà de la perception des salariés, l’argument économique s’appuie sur des chiffres documentés de longue date et toujours cités par les acteurs du secteur : selon l’étude de référence conduite par Goodwill Management pour le Medef et le CNOSF, avec le soutien d’AG2R La Mondiale, un salarié sédentaire qui adopte une pratique sportive régulière améliore sa productivité individuelle de 6 à 9 %, avec un gain de rentabilité nette pouvant atteindre 14 % pour l’entreprise. Autre effet mesuré : une baisse de 30 à 40 % des accidents du travail et de l’absentéisme, qui se traduit par une économie de 7 à 9 % sur les frais de santé annuels par salarié.
Un levier pour attirer et fidéliser, dans un marché du travail tendu
Cet argument prend d’autant plus de poids que le recrutement reste tendu dans plusieurs secteurs, poussant les employeurs à muscler leurs avantages pour retenir leurs équipes. Certaines entreprises ont déjà pris les devants sur des leviers voisins, comme le vélo de fonction, de plus en plus proposé aux salariés pour combiner mobilité douce et activité physique quotidienne. Plus largement, ces investissements s’inscrivent dans la dynamique d’une économie du bien-être devenue un marché à part entière, où la santé au travail occupe une place croissante aux côtés du sport, de l’alimentation ou du tourisme.
Concrètement, les entreprises qui veulent réduire cet écart disposent de plusieurs leviers accessibles :
- Prise en charge partielle ou totale d’un abonnement sportif ou d’une plateforme multi-activités
- Aménagement d’horaires permettant une pause sportive en journée
- Mise à disposition d’équipements légers ou d’un espace dédié sur site
- Organisation de défis ou challenges internes pour créer une dynamique collective
Questions fréquentes
Le sport en entreprise a-t-il un effet mesurable sur la productivité ?
Oui. L’étude Goodwill Management menée pour le Medef et le CNOSF documente un gain de productivité individuelle de 6 à 9 % chez un salarié sédentaire qui se met au sport régulièrement, et jusqu’à 14 % d’amélioration de la rentabilité nette pour l’entreprise.
Pourquoi les salariés français se disent-ils insatisfaits malgré les offres existantes ?
Selon l’étude Wellpass Future Fit Employer 2026, seuls 26 % des salariés français se disent satisfaits des ressources de santé et de bien-être proposées par leur employeur, alors que 71 % jugent leur quotidien professionnel trop sédentaire : l’offre actuelle ne suit pas encore la demande.
Le sport en entreprise réduit-il vraiment l’absentéisme ?
Les données de référence sur le sujet indiquent une baisse de 30 à 40 % des accidents du travail et de l’absentéisme chez les salariés pratiquant une activité physique régulière dans un cadre professionnel, avec une économie associée de 7 à 9 % sur les frais de santé annuels par salarié.
Sources
EGYM Wellpass — Décideurs du Sport — Ministère des Sports
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale